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Iran Protests: Students Defy Regime as US Threatens Action

by James Carter Senior News Editor

Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des rassemblements dans plusieurs universités iraniennes depuis samedi, alors que les États-Unis intensifient leur pression sur le régime iranien. Cette montée des tensions coïncide avec des négociations cruciales prévues jeudi à Genève, concernant le programme nucléaire de l’Iran.

La révolte gronde de nouveau en Iran, un mois et demi après la répression sanglante des manifestations qui avaient secoué le pays en janvier. Depuis la reprise des cours le 21 février, les étudiants protestent dans plusieurs universités de Téhéran, qui étaient fermées pendant un mois en raison des examens et des mouvements de contestation précédents. Cette situation a poussé le gouvernement à mettre en garde les étudiants sur les “lignes rouges à ne pas franchir”, selon la porte-parole du gouvernement.

Cette nouvelle vague de protestations a été déclenchée par le retour des étudiants sur les campus. Des manifestations ont également eu lieu à Machhad, la deuxième ville du pays, où des étudiants ont scandé des slogans tels que “Liberté, liberté” et “Étudiants, criez pour vos droits”. Des vidéos diffusées par la chaîne de télévision Iran International montrent des étudiants brandissant le drapeau de la monarchie à l’université Sharif de technologie, à Téhéran, tandis que d’autres images montrent des étudiants brûlant le drapeau de la République islamique, adopté après la révolution de 1979.

Des slogans puissants et des tensions croissantes

Parmi les slogans scandés par les manifestants figurent “Mort au dictateur”, en référence au guide suprême Ali Khamenei, et “Vive le chah”, évoquant l’ancien monarque. En réponse, l’agence de presse iranienne Fars a rapporté que des manifestations pro-régime avaient également eu lieu, des groupes scandaient “Mort au chah” et des tensions ont été signalées dans au moins trois universités de Téhéran.

La situation a conduit à des affrontements, notamment dans au moins trois campus, où des manifestations ont repris, provoquant même des confrontations avec des milices paramilitaires. Le gouvernement iranien a réagi en affirmant que les étudiants “ont naturellement le droit de manifester”, mais a également souligné qu’il existe des “lignes rouges” à ne pas franchir, notamment en ce qui concerne les “lieux sacrés” et le “drapeau” de la République islamique.

Contexte de répression et bilan des manifestations précédentes

Le pays reste meurtri par la répression violente des manifestations de janvier, qui a fait des milliers de morts. Le régime affirme avoir perdu 3 000 personnes, principalement des membres des forces de sécurité, tandis que d’autres sources, comme l’agence de presse Human Rights Activists News Agency, estiment que le nombre pourrait atteindre 7 007, dont une majorité de manifestants. L’ONG Iran Human Rights a également avancé des chiffres alarmants, craignant que le bilan ne soit proche de 25 000 morts.

Pression américaine et avenir des négociations

La nouvelle vague de colère coïncide avec une troisième session de pourparlers entre l’Iran et les États-Unis, prévue jeudi à Genève, sous l’égide d’Oman. Les États-Unis cherchent à obtenir un accord garantissant que l’Iran ne développera pas d’armes nucléaires, tandis que Téhéran insiste sur son droit au nucléaire civil, en vertu du Traité de non-prolifération. Toutefois, les divergences entre les deux parties demeurent profondes, rendant tout accord difficile.

Des analystes soulignent que les États-Unis et l’Iran n’ont jamais été aussi proches d’un conflit majeur. En cas d’échec des négociations, les intentions de Washington restent floues. Le président américain Donald Trump, qui a déployé des ressources militaires considérables dans la région, a déclaré qu’il se donnerait “dix à quinze jours” pour décider d’une éventuelle action militaire contre Téhéran. L’Iran a averti qu’il riposterait “avec férocité” à toute attaque, même limitée, mettant en garde contre un risque d’escalade régionale.

Alors que les tensions continuent de monter, la situation en Iran reste volatile et pourrait évoluer rapidement. La communauté internationale suit de près ces développements, alors que les droits de l’homme et la stabilité régionale sont en jeu. Les prochains jours seront cruciaux pour l’avenir de l’Iran et ses relations avec les États-Unis.

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