Hydro-Québec a conclu une entente pour acquérir le vaste terrain laissé vacant par la faillite du fabricant de batteries Northvolt à McMasterville et Saint-Basile-le-Grand, en Montérégie. La société d’État a confirmé son intention d’employer ce territoire de 171 hectares, qui fut proposé à la vente à la suite de la mise en faillite de Northvolt en 2025 dans le cadre de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies.
Le processus de vente avait été autorisé par le tribunal après que le contrôleur, Raymond Chabot Inc., eut obtenu l’autorisation nécessaire. Dix acheteurs potentiels avaient soumis leur candidature, mais Hydro-Québec serait celui qui a eu le dernier mot. La transaction demeure toutefois sujette à l’approbation du tribunal et doit être clôturée au plus tard le 22 décembre 2026.

Projets prévus par Hydro-Québec
Hydro-Québec a indiqué que l’acquisition cadre parfaitement avec ses projets futurs dans la région. La société d’État envisage la construction d’un nouveau poste électrique pour desservir les résidents du secteur, répondant ainsi à la croissance de la demande d’électricité et à la garantie de la fiabilité du réseau. De plus, Hydro-Québec croit que le terrain a un grand potentiel opérationnel et pourrait héberger un centre logistique dans le cadre de la croissance importante de ses activités.
Contexte de la vente
Le terrain avait été acheté par Northvolt en 2023 pour 240 millions de dollars grâce à un prêt du gouvernement du Québec, après avoir été acquis par l’entrepreneur Luc Poirier en 2015 pour 20 millions de dollars. Selon les sources, une somme de 52 millions dollars issue de la vente sera immédiatement versée à Investissement Québec pour rembourser une partie de sa créance garantie de 2023. Le gouvernement du Québec a perdu 270 millions $ dans l’aventure Northvolt.

Réactions locales
Les maires des deux villes concernées ont réagi à l’annonce. La mairesse de McMasterville, Magalie Taillon, a déclaré qu’elle suivrait attentivement l’évolution de la situation, y voyant la fin d’un chapitre mais aussi une nouvelle opportunité de développement. De son côté, la mairesse de Saint-Basile-le-Grand, Kim Méthot, a indiqué que sa ville prend acte de l’annonce et attendra de connaître la nature du projet pour se prononcer davantage. Les deux villes ne peuvent influencer le choix de l’acquéreur ni le type de projet industriel, car le processus de vente demeure judiciarisé et confidentiel.