Les ménages font face à des hausses significatives de primes maladie depuis 2023. L’évolution de ces primes sera connue ce mardi à 14h00, avec une augmentation moyenne qui devrait se situer autour de 5% selon Rts. Si tout le monde à Berne reconnaît le problème, les représentants des grands partis avancent des solutions divergentes pour enrayer cette hausse annuelle.
Les propositions de la gauche
A gauche, le Parti socialiste va lancer prochainement une initiative populaire pour baisser les primes de la classe moyenne et des plus modestes. Le conseiller national vaudois et coprésident du groupe PS aux Chambres fédérales Samuel Bendahan assure que Ce sera financé en fonction du revenu et cela va soulager 90% de la population du pays
. De son côté, la conseillère nationale verte Léonore Porchet milite pour une indexation de la facture d’assurance maladie sur le revenu et espère pouvoir geler l’évolution des primes, soulignant qu’Il n’y a pas de raison que le porte-monnaie des ménages soit la variable d’ajustement
. Elle estime également qu’il faut investir dans la prévention.
Mesures ciblées et rationalisation au centre et à droite
Au Centre, le conseiller national valaisan Benjamin Roduit mise sur des mesures ciblées pour éviter les gestes médicaux inutiles, indiquant : Notre solution, c’est de mettre en œuvre le financement uniforme des soins voté par la population. Nous voulons aussi éviter toutes les fausses incitations, notamment dans le domaine des spécialités, où l’on dépense beaucoup trop d’argent
.
Plus à droite, la conseillère nationale PLR fribourgeoise Johanna Gapany insiste sur le travail de rationalisation et déclare : On a des efforts à faire sur la coordination entre les professionnels, pour éviter les doublons et les surfacturations
. Enfin, la conseillère nationale UDC Céline Amaudruz soutient les mesures ciblées et affirme qu’il faut faire respecter le cadre légal, déplorant qu’sur 743 millions d’avantages sur les médicaments, seuls 88 millions sont répercutés sur les assurés.