À quarante-quatre ans, Aurélie Dubois a subi un infarctus le dimanche 11 janvier, alors qu’elle se réveillait avec une forte compression dans la poitrine irradiant dans tout son thorax. Secouriste d’entreprise, elle a rapidement reconnu les signes d’un problème cardiaque, s’est donné cinq minutes pour préparer ses papiers d’identité et son téléphone, puis a appelé le 112.
Malgré cette intervention rapide, son arrivée aux urgences a été marquée par un diagnostic tardif. Étant donné l’intensité de la douleur qui l’empêchait presque de parler, elle a montré son cœur avec sa main, mais le personnel médical lui a d’abord demandé de se calmer et de respirer, attribuant son état à une crise d’angoisse.
Une prise en charge initiale aux urgences
Avant cet événement, Aurélie Dubois n’avait aucun problème de santé particulier : sportive, sans hypertension ni problème de cholestérol, elle avait passé quelques mois plus tôt un check-up complet aux analyses jugées très bonnes. À l’hôpital, les médecins lui ont affirmé : Mais Madame Dubois, il faut se calmer, il faut respirer, votre cœur s’emballe.
Avec le recul, elle questionne cette prise en charge initiale : Parce que je pense que je suis une femme, 44 ans, ça paraît quand même particulièrement bizarre,
avant d’ajouter : Je pense que si j’avais été un homme de 55 ans, on aurait directement pensé à cette information.
Du diagnostic au bloc opératoire
Ce n’est qu’à l’arrivée de l’échographe que l’infarctus a été formellement identifié. Aurélie Dubois a ensuite été immédiatement emmenée au bloc pour la pose d’un stent.
Bien que l’infarctus ait finalement été pris en charge à temps, cette journée a ouvert une longue période de rééducation et de reconstruction psychologique. Elle témoigne de cette expérience dans un nouvel épisode de l’émission « Capital Santé » présenté par Caroline Fontenoy, où elle invite les femmes à ne pas attendre lorsqu’elles sentent que quelque chose ne va pas, après avoir appris à davantage écouter son corps.